Ministère de l'éducation nationale et de la formation professionnelle jQuery Tabs Demo | Papermashup.com


COMMUNIQUE DE PRESSE

Forum mondial de l’éducation : engagements pour 2030 afin de promouvoir une nouvelle vision de l’éducation et des opportunités d’apprentissage de qualité tout au long de la vie

 

RÉPUBLIQUE D’HAITI

MINISTÈRE DE L’ÉDUCATION NATIONALE ET DE LA FORMATION PROFESSIONNELLE

 

 

 

Communiqué de presse


   

Forum mondial de l’éducation : engagements pour 2030 afin de promouvoir une nouvelle vision de l’éducation et des opportunités d’apprentissage de qualité tout au long de la vie

 

 

Une nouvelle page de l’histoire de l’éducation vient de s’ouvrir avec la Déclaration d’Incheon au terme des travaux du Forum mondial de l’éducation, tenu en Corée du Sud, du 19 au 23 mai 2015.

Contenant 20 points clés, cette Déclaration constitue un « engagement historique (…) pour transformer la vie grâce à une nouvelle vision de l’éducation et des actions audacieuses et innovantes pour atteindre l’objectif ambitieux de 2030 », suivant les propres termes de leurs signataires.

Saluée par la communauté éducative internationale prenant part à ces assises dont des ministres d’éducation venant de plus de 100 pays, notamment Haïti, des organisations non-gouvernementales et des groupes de jeunes, la Déclaration qui s’inscrit dans la dynamique de celles de Jomtiem en 1990 et de Dakar en 2000, encourage les États à assurer une éducation équitable, inclusive et de qualité mais aussi et surtout un apprentissage tout au long de la vie pour tous.

Tenant compte du caractère inachevé de l’agenda de l’Éducation pour tous et des objectifs du millénaire pour le développement relatifs à l’éducation, elle s’efforce de répondre aux défis de l’éducation aux niveaux mondial et national en réaffirmant l’importance de l’éducation comme un bien public, un droit humain fondamental et une base pour garantir la réalisation d’autres droits.

Novatrice, la Déclaration d’Incheon prône « 12 années d’enseignement primaire et secondaire de qualité et équitables, financées sur fonds publics, dont au moins 9 années gratuites et obligatoires, conduisant à des résultats d’apprentissage pertinents (…) ainsi que la mise en place d’au moins une année d’enseignement pré-primaire de qualité, gratuite et obligatoire.

Encourageant l’inclusion et l’équité dans et par l’éducation, les participants s’engagent à répondre à toutes les formes d’exclusion et de marginalisation, aux disparités et inégalités dans l’accès, la participation et dans les résultats de l’apprentissage.

Reconnaissant l’importance de l’égalité des genres et la nécessité d’améliorer les acquis de l’apprentissage, les délégués des pays à ce troisième sommet au niveau mondial veulent renforcer les intrants, les processus et l’évaluation des résultats et des mécanismes pour mesurer les progrès. En ce sens, ils veulent s’assurer que les enseignants et les éducateurs soient recrutés de manière adéquate, disposent davantage d’autonomie, bénéficient de ressources suffisantes et aient une formation et des qualifications suffisantes tout en étant motivés et soutenus au sein de systèmes gérés de manière efficace et efficiente.

Dans cette perspective, les signataires de la Déclaration d’Incheon appuient toute démarche visant à accroître le financement en faveur de l’éducation. À cet effet, ils demandent l’adoption de références internationales qui consacrent au moins 4 à 6 % du produit intérieur brut et/ou au moins 15 à 20  % du total des dépenses publiques à l’éducation.

Somme toutes, les actions initiées pour la réforme de l’éducation en Haïti à travers les 12 mesures rejoignent en bonne partie les idéaux de la Déclaration. Le titulaire du MENFP, Nesmy MANIGAT, qui a présidé la délégation haïtienne en Corée se réjouit des avancées réalisées à Incheon qui ont une portée révolutionnaire, a-t-il souligné.

Très sollicité, le ministre MANIGAT qui a participé à plusieurs panels dont celui sur le financement de l’éducation, a proposé des pistes pour élargir les contributions pour la mise en œuvre de projets d’éducation ainsi qu’une gestion rationnelle et efficiente. Faisant un véritable plaidoyer pour l’école publique, il a insisté sur la nécessité pour Haïti de doubler les investissements publics en matière d’éducation au cours des cinq prochaines années.

Pour la Directrice générale de l’UNESCO, Irina Bokova, cette Déclaration représente un grand pas en avant ». Elle reflète la détermination de tous à faire en sorte que « tous les enfants et tous les jeunes acquièrent les connaissances et les compétences nécessaires pour vivre dignement, développer leur potentiel et devenir des citoyens mondiaux responsables ».

 

 

 

 

Bureau de Presse

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

© 2013 © MENFP