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Education/Internet et Radicalisation/ Sommet à Québec

Prévenir la radicalisation des jeunes par l’éducation

 

Québec, 31 octobre 2016

 

Du 30 au 1er novembre se tient à Québec, Canada, une Conférence internationale sur l’internet et la radicalisation des jeunes. Environ 400 participants, en particulier des chercheurs, des spécialistes, des représentants de la société civile ainsi que des responsables gouvernementaux cherchent à identifier des pistes de collaboration novatrice à l’échelle nationale et internationale permettant non seulement de prévenir mais aussi d’enrayer durablement la radicalisation des jeunes menant à la violence.

 
   

 

Organisée par l’UNESCO et le gouvernement du Québec, cette initiative qui s’inscrit dans le cadre du Programme intergouvernemental Information pour tous (PIPT) de l’UNESCO accorde une attention particulière au rôle que l’Internet et les médias jouent dans la radicalisation de la jeunesse.
Cette conférence internationale de haut niveau «  Intenet et radicalisation des jeunes : prévenir, agir et vivre ensemble » fait suite à un tout premier événement organisé par l’UNESCO sous ce thème en juin 2015 au Siège de l’Organisation à Paris. Il s’agit d’une tribune privilégiée afin d’identifier des mesures concrètes et un agenda global pour combattre la radicalisation menant à la violence.

En effet, les récents développements de la situation mondiale avec des actes terroristes commis en Afrique, en Europe, en Amérique et en Asie, et le nombre continu de jeunes partant faire la djihad en Syrie ou ailleurs, interpellent les acteurs du monde entier qui doivent trouver des éléments de réponse à ces nouveaux défis qui menacent la paix mondiale.

Radicalisation et facteurs contextuels

Le terme de « radicalisation », quelquefois contesté, traduit le processus par lequel un individu ou un groupe d’individus est amené à considérer la violence comme un moyen d’action légitime et souhaitable. Les Etats fragiles, l’absence d’État de droit, la pauvreté extrême, les privations, la corruption et la criminalité figurent parmi les facteurs contextuels constituant un terrain favorable à l’émergence des formes de radicalisation. Une description qui n’est pas loin de rappeler la situation haïtienne à certains niveaux, bien qu’on n’ait pas encore atteint le niveau de violence extrême constaté dans plusieurs pays.

Haïti est présent à ce sommet par le biais d’une délégation du ministère de l’Education nationale et de la Formation professionnelle (MENFP), composée de MM. Eliccel PAUL et Miloody Vincent, respectivement directeur de cabinet du ministre et directeur de communication.

Prévenir la radicalisation par l’éducation

Pour plusieurs spécialistes et chercheurs ainsi que ceux ayant vécu des formes de radicalisation, la meilleure réponse à ce phénomène passe par l’éducation des jeunes. Il faut prévenir en offrant aux jeunes des possibilités d’apprentissage pertinentes et opportunes afin de leur permettre d’acquérir les connaissances, les compétences et les attitudes qui les aideront à renforcer leur résilience.

C’est dans cette optique que le Conseil exécutif de l’UNESCO a adopté en octobre 2015 une décision qui affirme sans ambiguïté l’importance de l’éducation comme outil de prévention, au niveau mondial, du terrorisme et de l’extrémisme violent ainsi que de l’intolérance raciale et religieuse, des génocides, des crimes de guerre et des crimes contre l’humanité.

Intervenant à la cérémonie d’ouverture de l’événement, la directrice générale de l’UNESCO, Mme Irina BOKOVA, parle d’une « étape majeure dans cet effort mondial pour adapter et renouveler l’action pour la paix au 21ème siècle ». Cette conférence internationale est, selon elle, au cœur des transformations qui dessinent les nouveaux visages de la paix et de la sécurité dans le monde.

Philippe COUILLARD, Premier ministre du Québec, estime, quant à lui, qu’il est de « notre responsabilité commune de protéger nos populations, en particulier notre jeunesse afin qu’elle puisse réaliser, librement, ses ambitions et ses rêves ».

Les débats de la première journée ont porté sur la compréhension du phénomène de radicalisation, les différentes recherches menées à date et les témoignages de ceux qui ont connu la radicalisation et ont pu s’en sortir.

Le directeur de cabinet du ministre DORSONNE se réjouit de la qualité des échanges et du fait que Haïti puisse être à l’avant-garde des idées et des stratégies pouvant contribuer au combat contre la radicalisation. L’internet étant en pleine expansion en Haïti, il faut anticiper dès maintenant, souligne-t-il, par la mise en place de stratégies éducatives pouvant contrer les mouvements ou autres manifestations radicaux qui peuvent utiliser les réseaux sociaux.



Bureau de communication / MENFP

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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